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Comparatif

Perlinea ou le tableur de suivi des apprêts, que choisir

Presque toutes les créatrices que nous rencontrons ont commencé par un tableur, souvent une feuille avec fournisseur, référence, couleur et prix. C’est un bon réflexe et ce n’est pas ridicule. Le tableur tient jusqu’au moment où il faut relier une facture à un lot, un lot à une paire de boucles, et une paire de boucles à la phrase publiée le jour de la vente. Voici où passe exactement la limite.

Le comparatif poste par poste

CritèrePerlineale tableur de suivi des apprêts
Saisie d’un colis d’apprêtsUn formulaire avec fournisseur, référence, couleur, traitement et lotUne ligne à créer à la main, avec les colonnes que vous avez prévues
Facture rattachée au lotLe document est agrafé au composant et daté, photo de sachet compriseUn lien vers un dossier, à maintenir à chaque renommage de fichier
Niveau de preuveQuatre niveaux affichés par composant, du rapport d’essai au déclaratifUne colonne libre, remplie différemment selon le mois
Fiche matière de la pièce finieGénérée à partir des composants déclarés, en version atelier et clienteRecopiée à la main, une fiche à la fois
Contrôle des mentions sensiblesLa phrase reste indisponible tant que la preuve n’est pas rangéeRien n’empêche d’écrire hypoallergénique dans une cellule
Retrouver les bijoux d’un lotRecherche par lot, réponse immédiate avec la liste des piècesFiltre manuel, à condition que le lot ait été saisi partout
Historique daté des textes publiésConservé cinq ans, avec l’état de la fiche à la date de venteÉcrasé à chaque modification de cellule
Relance des fournisseursDemandes préremplies avec référence, lot et points à documenterÀ rédiger à chaque fois dans votre messagerie
Version transmissible à une boutiqueDossier composant exportable en un fichier, sans vos fournisseursLe fichier entier, ou une copie nettoyée à la main
CoûtÀ partir de 29 euros hors taxes par moisGratuit en euros, payé en soirées de collection

Là où le tableur tient parfaitement

Pour une créatrice qui achète chez un seul fournisseur, monte une quinzaine de références et vend sur deux marchés par an, un tableur suffit. La mémoire couvre le reste : vous savez que tous vos crochets viennent du même sachet et que la facture est dans le dossier de janvier. Tant que ce contexte tient, ajouter un logiciel serait une complication inutile, et nous le disons aux personnes qui nous appellent dans cette situation.

Le tableur est aussi un excellent brouillon. Si vous ne savez pas encore quelles colonnes vous voulez, commencez par une feuille, remplissez-la trois mois, et regardez ce que vous consultez réellement. Vous découvrirez presque toujours les mêmes besoins : le lot, le document, la date. C’est exactement ce que vous transposerez ensuite dans un outil, ou ce que vous nous demanderez d’importer.

Le moment précis où il casse

La rupture arrive presque toujours au même endroit : le deuxième ou le troisième fournisseur, combiné à un renouvellement de lot sur une référence que vous vendez déjà. Votre feuille contient alors une ligne acier doré qui recouvre deux lots différents, achetés à six mois d’écart, dont un seul est documenté. La cellule ne peut pas dire cela. Vous ajoutez une colonne, puis une deuxième feuille, puis vous cessez de mettre à jour parce que la saisie coûte plus que ce qu’elle rapporte.

Le second point de rupture est l’historique. Un tableur écrase ses valeurs. Quand une cliente vous écrit trois mois après l’achat, vous n’avez plus l’état de votre fiche à la date de vente, ni le texte qui était en ligne ce jour là. Vous répondez donc de mémoire, ce qui est exactement la position que vous vouliez quitter en ouvrant ce fichier la première fois.

Ce qui change dans la semaine de travail

Avec un tableur, l’effort est concentré à la sortie de collection : vingt fiches à rédiger d’un coup, la veille d’un marché, en cherchant les factures dans la messagerie. Avec une bibliothèque de composants, l’effort se déplace à la réception du colis, par tranches de trois minutes. La charge totale baisse, mais surtout elle cesse de tomber au pire moment, celui où vous devriez photographier vos pièces et préparer votre stand.

Ce déplacement explique la plupart des retours que nous recevons après deux mois d’usage. Ce n’est pas tant le gain d’heures qui est cité, c’est la disparition de la soirée redoutée. Vous pouvez chiffrer votre propre situation avec le calculateur de temps de fiches produits, qui compare vos minutes actuelles par référence au temps d’édition dans l’outil.

Quand l’alternative reste le bon choix

Gardez votre tableur si vous achetez chez un seul fournisseur, si vos références tiennent sur un écran et si vous ne renouvelez jamais un lot en cours de collection. Gardez-le aussi si vous êtes en train de tester une activité et que vous ne savez pas encore ce que vous vendrez l’an prochain : payer un abonnement pour vingt lignes serait absurde. Reprenez la question le jour où vous ajoutez un troisième fournisseur ou un dépôt en boutique.

Le verdict

Le tableur est le bon outil du premier étage, celui où votre mémoire complète le fichier. Il devient dangereux quand il donne l’impression d’un suivi alors qu’il ne relie plus les lots aux pièces ni les phrases aux documents. Si vous avez déjà ajouté une colonne à contrecoeur, ou une seconde feuille pour les factures, vous avez dépassé son domaine et vous le savez déjà.

Questions frequentes

Puis-je importer mon tableur existant dans Perlinea ?
Oui. La reprise d’un inventaire existant et l’import des anciennes factures d’apprêts sont inclus dans la formule Vitrine et revendeuses. Sur les autres formules, la saisie se fait au fil de vos tiroirs, ce qui prend deux à trois heures pour une centaine de références et vous fait relire votre stock au passage, ce qui n’est pas inutile.
Est-ce que je perds mes données si j’arrête l’abonnement ?
Non. Vos fiches, vos documents et vos textes vous appartiennent et s’exportent en PDF et en tableur à tout moment, y compris le jour où vous décidez d’arrêter. Vous repartez donc avec un fichier plus complet que celui avec lequel vous êtes arrivée, ce qui est la moindre des choses pour un outil dont le sujet est la traçabilité.
Mon tableur est partagé avec une aide à l’atelier, est-ce possible ici ?
Les accès nominatifs multiples, avec des droits distincts pour l’atelier et pour la vente, font partie de la formule Vitrine et revendeuses. Sur les formules inférieures, un seul compte est prévu. C’est une limite assumée : la plupart des ateliers de bijou fantaisie fonctionnent avec une seule personne à la saisie, même quand plusieurs mains montent les pièces.

Perlinea ou le tableur de suivi des apprêts, que choisir

Le tableur est le bon outil du premier étage, celui où votre mémoire complète le fichier. Il devient dangereux quand il donne l’impression d’un suivi alors qu’il ne relie plus les lots aux pièces ni les phrases aux documents. Si vous avez déjà ajouté une colonne à contrecoeur, ou une seconde feuille pour les factures, vous avez dépassé son domaine et vous le savez déjà.